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Les lois sur l'accessibilité au Canada expliquées
Temps de lecture : 8 minutes
Comprendre la LAPHO de l'Ontario et la LCA du Canada
Les lois sur l'accessibilité jouent un rôle crucial pour garantir que les personnes handicapées puissent participer pleinement à la société. Au Canada, deux lois historiques – la Loi sur l'accessibilité pour les personnes handicapées de l'Ontario (LAPHO) et la Loi canadienne sur l'accessibilité (LCA) – ont été adoptées afin d'éliminer les obstacles et de promouvoir l'inclusion. Il est essentiel que les employeurs, les éducateurs, les décideurs politiques et le grand public comprennent ces lois, car elles définissent les exigences légales et la feuille de route à suivre pour créer des communautés et des lieux de travail inclusifs. Vous trouverez ci-dessous un aperçu complet de chaque loi – son objectif, son champ d'application, ses principales dispositions, son calendrier et son impact concret – suivi d'une comparaison entre les deux et des stratégies à mettre en œuvre pour se conformer à ces lois.
Loi sur l'accessibilité pour les personnes handicapées de l'Ontario (LAPHO)
Objet et champ d'application de la LAPHO
La LAPHO est une loi provinciale adoptée en Ontario en 2005 dans le but de rendre l'Ontario entièrement accessible d'ici le 1er janvier 2025. Son objectif est d'« élaborer, de mettre en œuvre et d'appliquer des normes » en matière d'accessibilité dans des domaines clés de la vie quotidienne – biens, services, installations, hébergement, emploi, bâtiments, structures et locaux – afin que les personnes handicapées puissent participer à part entière. La loi s'applique de manière générale à toutes les personnes ou organisations des secteurs public et privé de l'Ontario, y compris le gouvernement, les entreprises, les organisations à but non lucratif et même l'Assemblée législative. En bref, si vous exercez vos activités en Ontario et que vous avez au moins un employé, les normes de l'AODA s'appliquent probablement à vous.
Il est important de noter que la LAPHO a été conçue pour impliquer les personnes handicapées dans l'élaboration des normes d'accessibilité. Cette approche « rien sur nous sans nous » signifie que les personnes handicapées, ainsi que les représentants de l'industrie et du gouvernement, participent aux comités qui élaborent les normes.
Principales dispositions et normes prévues par la LAPHO
La LAPHO établit une série de normes d'accessibilité, qui sont essentiellement des règlements définissant les exigences spécifiques que les organisations doivent respecter pour identifier, éliminer et prévenir les obstacles. Les règlements de la LAPHO comportent cinq normes clés :
- Service à la clientèle : Veiller à ce que les entreprises et les fournisseurs de services offrent un service à la clientèle accessible. Par exemple, le personnel doit être formé pour interagir avec des personnes ayant divers handicaps, les animaux d'assistance et les personnes de soutien doivent être accueillis, et des moyens accessibles de fournir des commentaires doivent être disponibles. Il s'agit de la première norme à être devenue loi, entrée en vigueur en 2008, avec des dates limites de conformité fixées à 2010 pour les organismes du secteur public et à 2012 pour les entreprises privées.
- Information et communications : les organisations doivent fournir des informations dans des formats accessibles sur demande et rendre leurs sites Web et leurs contenus numériques accessibles. L'accessibilité du Web est un élément essentiel : les grandes organisations et les organismes du secteur public ont été tenus de mettre leurs nouveaux sites Web en conformité avec les directives d'accessibilité du contenu Web (WCAG) 2.0 niveau A d'ici 2014, et tous les sites Web et contenus Web doivent être conformes aux WCAG 2.0 niveau AA d'ici le 1er janvier 2021. Cela implique de fournir des alternatives textuelles pour les images, des sous-titres pour les vidéos, une compatibilité avec les lecteurs d'écran et d'autres mesures afin que les personnes souffrant de déficiences visuelles, auditives ou cognitives puissent accéder au contenu en ligne.
- Emploi : Les employeurs doivent adopter des pratiques visant à éliminer les obstacles au recrutement, à l'embauche et à l'adaptation du lieu de travail. Cela comprend des offres d'emploi accessibles, des aménagements pour les entretiens, des plans d'intervention d'urgence sur le lieu de travail pour les employés handicapés et des processus d'élaboration de plans d'adaptation individuels et de plans de retour au travail. La gestion des performances et le développement de carrière doivent également tenir compte des besoins en matière d'accessibilité. L'objectif est de garantir que les personnes handicapées bénéficient de l'égalité des chances sur le marché du travail et que les lieux de travail soient inclusifs et favorables.
- Transport : Les réseaux de transport en commun et les autres services de transport en Ontario doivent être rendus accessibles. Les normes portent notamment sur l'annonce des arrêts dans les autobus et les trains, la mise à disposition d'espace pour les appareils et accessoires fonctionnels et la garantie que les services de taxi ne font pas de discrimination. Les exigences spécifiques ont été mises en œuvre progressivement par les sociétés de transport (par exemple, les annonces sonores et visuelles dans les transports en commun sont devenues obligatoires, et les exigences techniques pour les véhicules et les arrêts ont été introduites selon un calendrier allant jusqu'en 2017).
- Conception des espaces publics (environnement bâti) : Les espaces publics nouveaux ou ayant fait l'objet d'une rénovation importante doivent répondre à des critères d'accessibilité. Cette norme, ajoutée dans le cadre du Règlement sur les normes d'accessibilité intégrées en 2013, couvre des éléments tels que les places de stationnement accessibles, les rampes et les entrées, la signalisation, les ascenseurs et les chemins de circulation extérieurs. Les bâtiments ouverts au public doivent être équipés d'entrées sans obstacle, de portes larges et de toilettes accessibles. Bien que le Code du bâtiment de l'Ontario comprenne également des exigences en matière d'accessibilité, la norme relative aux espaces publics de la LAPHO s'étend à des éléments tels que les sentiers récréatifs, les terrains de jeux et les aires de repos publiques afin de garantir leur accessibilité.
Ces normes sont appliquées par le biais du Règlement sur les normes d'accessibilité intégrées (IASR), qui regroupe en un seul règlement les exigences relatives à l'information et aux communications, à l'emploi, aux transports et à la conception des espaces publics. Le IASR comprend également des exigences générales applicables à toutes les organisations, telles que l'élaboration de politiques d'accessibilité, la création de plans d'accessibilité pluriannuels, la formation du personnel en matière d'accessibilité et de droits de la personne, et la prise en compte de l'accessibilité dans les achats ou lors de la conception de kiosques. Par exemple, depuis 2014, les grandes organisations (50 employés ou plus) de l'Ontario sont tenues d'établir des politiques d'accessibilité écrites et des plans pluriannuels décrivant comment elles comptent atteindre l'accessibilité dans les domaines requis. Ces plans doivent être rendus publics et mis à jour au moins tous les cinq ans, à mesure que les organisations progressent vers l'objectif fixé pour 2025.
La LAPHO confère au gouvernement le pouvoir de veiller au respect de la loi. Les inspecteurs peuvent effectuer des vérifications et des ordonnances du directeur peuvent être émises à l'encontre des organisations qui ne satisfont pas aux exigences. Des sanctions administratives peuvent être imposées, notamment des amendes pouvant atteindre 100 000 dollars par jour pour les entreprises et 50 000 dollars par jour pour les particuliers ou les organisations non constituées en société en cas d'infractions graves. Les organisations doivent déposer périodiquement (tous les trois ans pour la plupart des organisations privées) des rapports de conformité en matière d'accessibilité confirmant qu'elles respectent les normes applicables.
Loi sur l'accessibilité pour les personnes handicapées du Canada (LAPHC)
Objet et champ d'application de l'ACA
La Loi canadienne sur l'accessibilité est une loi fédérale, promulguée en 2019, qui vise à garantir un « Canada sans obstacles » d'ici le 1er janvier 2040. Cette loi a pour objectif de bénéficier à tous, en particulier aux personnes handicapées, en identifiant, en supprimant et en prévenant de manière proactive les obstacles à l'accessibilité. Elle cible un large éventail de domaines, comme ceux couverts par la LAPHO, notamment l'emploi, l'environnement bâti, les technologies de l'information et de la communication (TIC), les communications (autres que les TIC), l'achat de biens et de services, la prestation de programmes et de services, les transports et tout autre domaine pouvant être désigné par règlement.
La Loi sur l'accès à l'information s'applique aux entités sous réglementation fédérale partout au Canada. Cela signifie qu'elle couvre les ministères et organismes du gouvernement du Canada, les sociétés d'État (comme Postes Canada), le Parlement (avec certaines dispositions spéciales pour les privilèges parlementaires) et les industries du secteur privé qui relèvent de la compétence fédérale. Parmi ces industries, on peut citer les banques, les entreprises de télécommunications et de radiodiffusion, les transporteurs interprovinciaux (chemins de fer, compagnies aériennes, services interprovinciaux d'autobus et de traversiers), les Forces canadiennes et la GRC. Essentiellement, si une organisation est régie par les lois fédérales (par opposition aux lois provinciales) ou fait partie de la fonction publique fédérale, elle doit se conformer à la Loi sur l'accessibilité pour les personnes handicapées du Canada. Par exemple, Air Canada, VIA Rail, la CBC, Bell Canada, les institutions bancaires nationales et les ministères fédéraux comme l'Agence du revenu du Canada relèvent tous du champ d'application de la Loi. Il convient de noter que la Loi sur l'accessibilité pour les personnes handicapées du Québec ne s'applique pas directement aux gouvernements provinciaux ou municipaux, ni aux entreprises soumises à la réglementation provinciale, qui relèvent de lois telles que la Loi sur l'accessibilité pour les personnes handicapées de l'Ontario (LAPHO) ou d'autres lois provinciales. La Loi ne s'applique pas non plus aux conseils de bande autochtones jusqu'à ce que des consultations supplémentaires aient lieu. Le gouvernement a exempté les conseils de bande des Premières Nations des exigences de la Loi jusqu'en 2026, tout en travaillant avec les communautés autochtones sur la manière dont la loi devrait s'appliquer.
La Loi canadienne pour l'autonomie des personnes handicapées (LCAPH) a été influencée par les engagements pris par le Canada dans le cadre de la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH). L'un des principes directeurs de la LCAPH est « Rien sans nous », ce qui signifie que les personnes handicapées doivent être impliquées dans l'élaboration des lois, des politiques et des programmes qui les concernent. Cette philosophie est similaire à l'approche collaborative de la Loi sur l'accessibilité pour les personnes handicapées de l'Ontario (LAPHO) et est présente tout au long de la mise en œuvre de la LCAPH.
Principales dispositions de l'ACA
Plutôt que de prescrire d'emblée des normes techniques détaillées (comme le font les normes de la LAPHO), la Loi canadienne sur l'accessibilité établit un cadre pour créer l'accessibilité dans les domaines de compétence fédérale. Les principales dispositions de la Loi canadienne sur l'accessibilité comprennent :
Chaque entité réglementée doit élaborer et publier un plan d'accessibilité décrivant comment elle identifiera, supprimera et préviendra les obstacles au sein de l'organisation. Ces plans doivent couvrir les sept domaines prioritaires (emploi, environnement bâti, TIC, etc.) et décrire les stratégies de l'organisation dans chacun d'eux. Lors de la préparation de leurs plans, les organisations sont tenues de consulter les personnes handicapées. Par exemple, un ministère fédéral peut organiser des consultations avec des employés et des citoyens handicapés afin de recueillir leurs commentaires. En plus du plan initial, les entités doivent mettre en place un processus de retour d'information (un mécanisme permettant aux employés et au public de donner leur avis sur les questions d'accessibilité ou sur le plan lui-même) et publier régulièrement des rapports d'étape sur les progrès réalisés. Ces rapports détaillent les mesures prises et les résultats obtenus, et surtout, la manière dont les commentaires des personnes handicapées ont été pris en compte. Cette approche cyclique de planification et de reporting fait de l'accessibilité un engagement continu plutôt qu'un projet ponctuel.
La Loi canadienne sur l'accessibilité a créé un nouvel organisme, Normes d'accessibilité Canada (NAC), anciennement appelé dans la Loi l'Organisme d'élaboration des normes d'accessibilité canadiennes. Cet organisme est chargé d'élaborer des normes d'accessibilité modèles en collaboration avec des experts et des personnes handicapées, dans des domaines qui pourraient ensuite faire l'objet de règlements. Par exemple, NAC convoque des comités techniques pour rédiger des normes sur des sujets tels que le langage clair dans les documents, l'accessibilité à l'emploi ou l'environnement bâti. Les normes élaborées par l'ASC sont volontaires, à moins qu'elles ne soient adoptées dans des règlements par le gouvernement.
Le responsable en chef de l'accessibilité (RCA), un conseiller indépendant qui surveille les questions systémiques liées à l'accessibilité et rend compte au ministre de l'Emploi, du Développement de la main-d'œuvre et de l'Intégration des personnes handicapées. Le RCA doit présenter des rapports annuels au Parlement sur les progrès réalisés et les défis à relever pour parvenir à un Canada sans obstacle.
Le commissaire à l'accessibilité, un poste au sein de la Commission canadienne des droits de la personne, est chargé de l'application de la loi dans la plupart des secteurs. Le bureau du commissaire à l'accessibilité peut recevoir des plaintes, effectuer des audits et des inspections de conformité, émettre des ordonnances et infliger des sanctions administratives pécuniaires en cas d'infraction. (Par exemple, si une entreprise sous réglementation fédérale ne publie pas de plan d'accessibilité ou ignore les commentaires, le commissaire peut mener une enquête et éventuellement infliger une amende à l'organisation.)
La Loi canadienne sur l'accessibilité est une loi-cadre, mais elle confère le pouvoir d'établir des règlements contraignants. La première série de règlements, le Règlement sur l'accessibilité pour les personnes handicapées du Canada (RAPC), est entrée en vigueur en décembre 2021. Ces règlements précisent les règles que les organisations doivent suivre pour élaborer leurs plans d'accessibilité, accepter les commentaires et déposer des rapports d'étape. Par exemple, le RAC prescrit les rubriques et le contenu que doivent inclure les plans d'accessibilité, le calendrier de publication des mises à jour (au moins tous les trois ans) et le fonctionnement des mécanismes de rétroaction (formats accessibles, confidentialité, etc.). En plus du RAC général, des règlements sectoriels ont été élaborés par des organismes tels que le CRTC et l'Office des transports du Canada afin de couvrir les détails relatifs à la radiodiffusion, aux télécommunications et aux transports. Par exemple, l'Office des transports du Canada a mis en œuvre en 2019 de nouvelles règles en matière de transport accessible (qui reflètent les objectifs de l'ACA) qui obligent les compagnies aériennes, les chemins de fer et les autres transporteurs à fournir des services tels que l'aide à l'embarquement, des configurations de sièges accessibles et des aménagements pour les animaux d'assistance.
La Loi reconnaît que certaines situations exigent une certaine souplesse. La partie 9 de la Loi traite des entités parlementaires (le Sénat, la Chambre des communes, la Bibliothèque du Parlement, etc.), reconnaissant les privilèges parlementaires, mais exigeant tout de même que ces entités élaborent des plans d'accessibilité et des rapports d'étape (les présidents de chaque chambre étant responsables de la conformité). De plus, comme mentionné précédemment, les conseils de bande des Premières Nations sont temporairement exemptés de la loi et des règlements jusqu'en 2026, afin de permettre l'élaboration conjointe d'approches en matière d'accessibilité avec les peuples autochtones. En outre, certaines clauses garantissent que la loi ne passe pas outre les exigences en matière de sécurité, par exemple en n'obligeant pas l'armée ou la GRC à embaucher une personne qui ne peut pas satisfaire aux exigences essentielles liées à ses fonctions (le principe de « l'universalité du service » est préservé).
Conclusion
La Loi sur l'accessibilité pour les personnes handicapées de l'Ontario et la Loi canadienne sur l'accessibilité constituent des étapes décisives vers une société inclusive. La LAPHO a entraîné des changements dans tout l'Ontario, des devantures de magasins dans les petites villes aux services numériques des grandes entreprises, avec un message clair : d'ici 2025, aucun aspect de la vie quotidienne ne devrait être inaccessible à une personne en raison d'un handicap. La Loi canadienne sur l'accessibilité a étendu cette vision à l'échelle nationale, engageant le Canada à devenir sans obstacle d'ici 2040 et à intégrer l'accessibilité dans les activités du gouvernement et de l'industrie d'une manière sans précédent.
Pour les employeurs, les éducateurs et les décideurs politiques, ces lois fournissent à la fois un cadre et un mandat pour agir. Elles clarifient l'objectif – défendre les droits et la dignité des personnes handicapées – et définissent les dispositions nécessaires pour y parvenir, des normes techniques aux exigences en matière de planification. La comparaison entre l'AODA et l'ACA montre que si le chemin peut différer légèrement, la destination est la même : un monde sans barrières où l'accessibilité est la norme. Les exemples concrets que nous avons évoqués illustrent que ce ne sont pas que des mots sur le papier, mais des changements dans les annonces dans le métro, dans les pratiques d'embauche, dans la conception des sites web, dans les attitudes et dans la sensibilisation. Les calendriers et les délais créent un sentiment d'urgence et de responsabilité, rappelant à toutes les parties prenantes que les progrès doivent être continus et mesurables.
Plus important encore, l'AODA et l'ACA soulignent que l'accessibilité est une responsabilité partagée. Les gouvernements peuvent légiférer et réglementer, mais il faut l'effort collectif des organisations et des communautés pour donner vie à ces exigences. Les conseils pour se conformer à la loi soulignent que chaque organisation, grande ou petite, peut prendre des mesures pratiques pour contribuer, qu'il s'agisse de former le personnel, de consulter les personnes handicapées ou simplement de supprimer un obstacle qui a été négligé.
En cette année 2025, l'Ontario réfléchit au chemin parcouru et à celui qui reste à parcourir, tandis que le Canada redouble d'efforts pour atteindre l'objectif fixé pour 2040. Dans les années à venir, nous pouvons nous attendre à ce que l'accessibilité devienne aussi ancrée dans les entreprises et les services publics que les normes de sécurité ou les pratiques en matière de protection de la vie privée. Le cheminement nécessite un apprentissage et une adaptation continus, mais la direction à suivre est claire. Un environnement accessible profite à tous, non seulement aux personnes handicapées, mais aussi aux personnes âgées, aux parents avec des poussettes, aux personnes souffrant d'une blessure temporaire ou à chacun d'entre nous qui traversons les changements de la vie.
En conclusion, l'AODA et l'ACA sont plus que de simples listes de contrôle de conformité ; ce sont des plans d'action pour le changement social. En comprenant ces lois et en mettant activement en œuvre leurs exigences, nous nous rapprochons d'une société où l'inclusion est la norme et où les obstacles sont l'exception. L'impact va au-delà de la conformité juridique : cela ouvre nos lieux de travail, nos écoles et nos espaces publics à toute la diversité des talents et de la participation. Comme le dit le slogan inspiré par la communauté des personnes handicapées, « Rien sur nous sans nous ! » : ces lois mettent ce principe en pratique. Il appartient désormais à chacun d'entre nous – employeurs, éducateurs, décideurs politiques et citoyens – de le faire progresser, en veillant à ce que l'accessibilité et l'inclusion soient des valeurs fondamentales réalisées dans la vie quotidienne.
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